Le principe de l’acheteur qui s’auto-facture ses achats restera-t-il possible avec la généralisation de la facture électronique (e-invoicing) ? Ce mécanisme est-il compatible avec les nouveaux flux de données transmis à la DGFiP ?
Oui, l’auto-facturation reste pleinement compatible avec la réforme de la facture électronique et les échanges de données vers la Direction générale des Finances publiques (DGFiP).
Le dispositif d’e-invoicing a été conçu pour s’intégrer aux pratiques métier déjà en place. L’auto-facturation — situation dans laquelle l’acheteur établit lui-même la facture au nom de son fournisseur demeure donc parfaitement possible. Elle s’inscrit dans le cadre réglementaire prévu par la réforme et bénéficie désormais d’un cadre technique modernisé, plus sûr et automatisé.
Concrètement, même si la facture est émise par l’acheteur, elle devra obligatoirement transiter par une Plateforme Agréée (PA ex PDP), comme la nôtre. Cette plateforme assure la conformité du document avec les formats officiels (Factur-X, UBL ou CII) et garantit la bonne transmission des informations au Portail Public de Facturation (PPF). Ce passage est essentiel pour permettre à la DGFiP de recevoir toutes les données nécessaires au suivi et au pré-remplissage de la TVA.
Le rôle de la Plateforme Agréée est donc central : elle émet et transmet la facture « auto-émise » au nom du fournisseur, tout en gérant le e-reporting si cela s’avère nécessaire. Elle assure ainsi la traçabilité, la conformité et l’intégration fluide dans les systèmes comptables de l’entreprise.
En résumé, aucune inquiétude à avoir : l’auto-facturation continue d’exister, mais elle s’inscrit désormais dans le nouveau cadre de la facturation électronique. Grâce à notre plateforme agréée, ces flux sont totalement pris en charge, sans complexité supplémentaire pour les cabinets ou leurs clients au contraire, ils gagnent en sécurité, automatisation et transparence.
Articles liés
Pourquoi les données extraites vers l’administration fiscale sont-elles moins nombreuses que les mentions obligatoires sur une facture ?
La DGFiP ne reçoit pas toutes les mentions des factures électroniques, seulement les données fiscales utiles : 26 en 2026, 34 dès 2027.
Comment s’émet une facture électronique en pratique ?
Une facture électronique est créée dans un logiciel, transmise via une Plateforme Agréée (PA ec PDP), contrôlée puis envoyée au client et à la DGFiP. Découvrez le process.
Qui se charge de l’extraction des données de la facture à destination de l’administration fiscale ?
Ce sont les Plateformes Agréées (PA ex PDP) qui extraient et transmettent les données des factures au Portail Public de Facturation (PPF) , pour mise à disposition de la DGFiP.
En tant qu’expert-comptable, dois-je informer mes clients que l’administration récupère toutes les mentions des factures électroniques ?
Non. La DGFiP ne collecte pas toutes les mentions des factures. Les experts-comptables doivent rassurer leurs clients et veiller à la conformité fiscale.
Avez-vous trouvé cette réponse utile ?
Restez informé des évolutions réglementaires
La réforme de la facturation électronique évolue constamment. Notre FAQ est mise à jour en temps réel pour vous accompagner.