Qui est soumis au e-reporting ?
Le e-reporting concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA en France pour leurs ventes B2C et opérations internationales. Découvrez qui est concerné.
Le e-reporting concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA et établies en France, dès lors qu’elles réalisent des opérations hors du champ de l’e-invoicing. En pratique, cela vise principalement :
les ventes à des particuliers (B2C),
certaines opérations avec des associations ou organismes non assujettis,
les transactions internationales : exportations, acquisitions intracommunautaires, livraisons intracommunautaires.
Certaines entreprises étrangères non établies en France peuvent aussi être concernées si leurs opérations sont réputées situées en France et soumises à TVA (ex. ventes à distance intracommunautaires de biens vers des particuliers français).
E-invoicing vs e-reporting : bien comprendre la différence
E-invoicing → Transmission obligatoire des factures électroniques entre entreprises assujetties à la TVA établies en France (B2B domestique).
E-reporting → Transmission de données fiscales, lorsqu’il n’y a pas de facture électronique échangée via le cadre français. Cela concerne :
les ventes à des particuliers,
les ventes à des clients étrangers,
certaines opérations B2B exonérées (ex. exportations).
L’entreprise ne transmet pas de facture complète, mais un flux de données normalisé qui permet à la DGFiP de suivre et contrôler la TVA.
Cadre légal
Le e-reporting s’appuie sur l’article 290 du CGI et les décrets d’application liés à la réforme.
Les données transmises suivent le même principe que pour l’e-invoicing :
extraction automatisée par la Plateforme Agréée (PA ex PDP) de l’entreprise,
transmission centralisée au Portail Public de Facturation (PPF),
mise à disposition de la DGFiP pour contrôle et exploitation.
Implications pour les experts-comptables
Votre rôle auprès des clients est essentiel pour clarifier :
Qui est concerné ? → Toute entreprise assujettie à la TVA, même une TPE réalisant des ventes à des particuliers.
Quelles opérations suivre ? → Les flux B2C et les flux internationaux doivent obligatoirement être reportés.
Quels outils utiliser ? → Les logiciels de facturation et ERP doivent être capables de générer automatiquement les données de e-reporting et de les transmettre via une Plateforme Agréée (PA ex PDP) connectée au Portail Public de Facturation (PPF).
Quels risques en cas d’oubli ? → Amendes, rejet de conformité et surtout difficulté de justifier la TVA collectée.
Exemple concret à expliquer à vos clients
Cas 1 : TPE française vendant à des particuliers → Chaque vente doit être transmise en e-reporting à la DGFiP (montant, TVA, date).
Cas 2 : PME industrielle exportant vers l’Allemagne → Les livraisons intracommunautaires doivent être déclarées en e-reporting, même si la facture est émise au format électronique classique.
Cas 3 : Entreprise étrangère vendant en ligne à des particuliers français → Dès lors que la TVA est due en France, l’entreprise est soumise à l’obligation de e-reporting.
En résumé
Le e-reporting s’applique à toutes les entreprises assujetties à la TVA en France, pour leurs ventes B2C, leurs transactions internationales et certaines opérations spécifiques.
Les entreprises étrangères peuvent aussi être concernées si leurs opérations sont imposables en France.
Les experts-comptables doivent accompagner leurs clients en identifiant les flux concernés, en choisissant une PA adaptée et en intégrant ces obligations dans leur organisation.
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